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dimanche 27 septembre 2009

La taxe carbone, si problématique que cela?

Voilà un sujet qui éveille bien des polémiques en ce moment.
Pour ma part, c''est en buvant une petite brique de jus de raisin sur laquelle il était indiqué que sa production avait émis 145gr de CO2 que je me suis penchée sur cette question d'actualité.

La France a décidé qu'en ces temps où l'écologie prend une place prépondérante, imposer une taxe carbone serait une solution pour lutter contre le réchauffement climatique.
Pourquoi pas, mais qu'est-ce que cela implique?
Les énergies polluantes (fossiles en majorité donc), seraient soumises à une taxe, de l'ordre de 17euros pour 1 tonne de CO2 payées à l'Etat par les entreprises et les particuliers. A la base, le rapport Rocard préconisait une taxe de 32 euros la tonne, qui a déjà abaissé, au vu des divergences au sein du gouvernement et de l'Opinion Publique.

Il faut bien le dire, les particuliers et les entreprises ont du mal à changer radicalement leurs habitudes, et le gouvernement espère bien que cette taxe inciterait les consommateurs à se tourner vers des énergies plus propres.
Une taxe de plus, diront certains, mais au fond, une taxe vraiment élevée au point de faire changer les habitudes?

Essayons de calculer en fonction de l'essence, en litres.
Je ne vais pas donner le taux précis de CO2 émis pour un litre d'essence, car les sources se contredisent, et le calcul n'est pas mon fort.
Mais admettons qu'un litre d'essence en combustion émette 2,5kg de Co2. Et sachant que la taxe de carbone serait de 17 euros pour 1000 kg de Co2 émis, il faudrait faire : 0,0025 (tonne) x 17 = 0,04 soit 4 centimes de plus au litre d'essence.


Air France a mis au point un calculateur de CO2, qui permet au voyageur de savoir combien un aller-retour émet de CO2, par personne.
A titre indicatif, si vous effectuez un vol aller-retour Paris-New-York ou 10 allers-retours Paris-Toulouse, vous devrez vous acquitter des fameux 17euros car la limite d'une tonne de CO2 émise sera dépassée.

Alors est-ce que cela changera réellement le changement des consommateurs?
Je pense qu'en ayant posé le prix à 17euros, les consommateurs ne verront que très peu la différence, d'autant que cela ne s'appliquera qu'aux énergies polluantes.

Chez nos voisins suèdois, on est bien loins de tous ces débats. Dans ce pays où la taxe carbone a été adoptée dans les années 90, les émissions de gaz à effets de serre ont été largement réduites.
La Suède, avec une taxe carbone de plus de 100 euros la tonne, espère bien ne plus utiliser d'énergies fossiles pour le chauffage d'ici 2020 (et dans un pays avec des températures relativement basses, quel exploit ce serait!).


Autant dire que la France est bien loin derrière avec ses 17euros/Tonne. Néanmoins, si l'on appliquait le modèle suédois, que se passerait-il?
Devrait-on construire plus de centrales nucléaires ou bien encore utiliser de manière intensive la biomasse, qui rappellons-le, peut conduire à des déforestations, et des destructions d'écosystème?

Pour moi, ce n'est pas tant les tarifs soit-disants élevés qui posent problème, mais bien les solutions apportées pour compenser l'utilisation d'énergies fossiles.

mardi 9 juin 2009

Le débat autour des OGM

Voici un sujet extrêmement complexe, qu’est celui des OGM dans le domaine de l’agroalimentaire, que je ne maîtrise pas complètement (qui le maitrise d’ailleurs ?), et qui porte au débat au sein du milieu scientifique, politique, agriculteur, et même chez les particuliers. Je vais donner quelques pistes de réflexions, afin d’y voir plus clair dans ce méli-mélo d’informations, et de se forger sa propre opinion en nuançant les informations procurées par les pro ou anti-OGM. D’un point de vu purement scientifique, il s’agit d’une grande avancée, qui pourrait révolutionner le milieu pharmaceutique à l’avenir par exemple, mais qu’en est-il de l’éthique, et quelles sont ses conséquences dans le domaine de l’alimentation ?

Depuis de nombreuses années, les multinationales se targuent que les OGM pourraient contribuer à la diminution, voir à la disparition de la faim dans le monde. Face à cet argument de choc, je regarde le constat actuel : la faim dans le monde n’a jamais été aussi élevée. Où sont donc passées ces soi-disant promesses ? Serait-ce là un bon moyen pour les multinationales d’émouvoir des populations occidentales qui se sentent de plus en plus coupables de ce qui se passe à travers le monde ? Je ne pense pas que rendre des populations dépendantes de grosses entreprises soit un gage de disparition des famines qui frappent certaines contrées de notre bonne vieille Terre. Si les OGM ne montrent pas de preuves flagrantes quant à cela, de plus en plus d’organisations essaient de rendre les producteurs du monde indépendants. Et personnellement, je pense que c’est une étape fondamentale dans le processus de lutte contre la faim. Montrer aux populations qu’avec peu de moyens, et des moyens à portée de main surtout, on peut produire des produits naturellement. On peut citer l’initiative de Pierre Rabhi notamment, qui essaie de réconcilier l’agriculture traditionnelle locale avec les populations (pour plus d’infos, allez sur le site www.pierrerabhi.org/actions_mali.htm)

Autre argument non négligeable des firmes, l’augmentation du rendement de l’agriculture. Les plantes issues des OGM résisteraient mieux aux insectes, aux mauvaises herbes, et aux diverses maladies. Face à cela, je me demande s’il n’y aura pas une sorte de surenchère à chaque fois, quant à la modification des gènes des plantes. En effet, les insectes et autres menaces pour l’agriculture, ne vont-ils pas muter, face à un nouvel environnement ? Dans le même genre, les multinationales mentionnent également l’aspect écologique que peuvent revêtir les OGM, car leur culture nécessite une utilisation moindre des pesticides. A terme, cela ne risque-t-il pas de modifier les organismes présents dans le sol ? Car le problème étant qu’à terme, comment prévoir les effets des OGM sur l’environnement, sur les animaux et les êtres humains ? Comment peut-on contrôler un organisme génétiquement modifié lorsque celui-ci est introduit dans un certain environnement ? Sans compter les contaminations possibles des champs alentours… Prenons un exemple, celui de la culture Round Up Ready, développée par la firme Monsanto. Une plante provenant d’une culture Round Up Ready, est une PGM (plante génétiquement modifié), qui résiste à l’herbicide le plus vendu dans le monde, Round Up. Pour simplifier les choses, le Round Up est utilisé sur le champ de PGM Round Up Ready, en détruisant les mauvaises herbes, mais aucunement la culture elle-même. Ainsi, la culture est sauve, puisque résistante au désherbant qui lui, peut effectuer son travail premier. La firme vante aux agriculteurs le gain de coût dû à un achat d’un désherbant total, au lieu d’un désherbant sélectif. A première vue, c’est une belle avancée en ce qui concerne la biotechnologie. Mais c’était sans compter sur l’amarante, une mauvaise herbe qui mène la vie dure à de nombreux agriculteurs à travers le monde, car elle a la particularité d’avoir réussi à muter ses gènes au contact des cultures RoundUp Ready, devenant ainsi résistante au plus puissant désherbant existant ! Voilà un bel exemple de ce qu’on peut s’attendre à voir à l’avenir. Jusqu’où pourront aller les scientifiques pour créer des désherbants encore plus efficaces ? (je tiens d’ailleurs à remercier mon ami Elias pour son petit cours particulier sur la mutation).


Dernière question qui me trotte dans la tête : Pourquoi peut-on commercialiser un produit dont les tests sont peu ou pas concluants ? Si la toxicité des OGM n’a pas démontrée, le contraire non plus il me semble…

Mon avis transparait dans mon article, cela va sans dire. Je ne suis pas contre les avancées scientifiques, et je ne vis pas dans l’obscurantisme non plus mais je pense qu’il faudra encore plusieurs années avant que les OGM fassent leur preuve. Dans le doute, je préfère jouer la carte de la prudence.